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sTOP EXCISION : plaidoyer pour l'abandon de l'excision

Plus de 130 millions de filles et de femmes ont subi l'excision dans le monde et chaque année elle est practiquée sur 2 millions de filles... L'excision qui est incontestablement une pratique néfaste à la santé de la mère et de l'enfant est un problème de santé publique mais aussi de droit de la femme à l'integrité de son corps.
(Projet PAI, CEDPA-GPSP)

 
Objectif : Réduire les cas d'excision dans la zone d'intervention
Zone : Toute la commune de Boron (48 villages)
Groupe cible : Filles 0 à 12 ans, femmes
Nom du Projet : Plaidoyer pour l'Abandon de l'Excision
Partenaire : Groupe Pivot Santé Population/Projet Concerté Santé Mali
Durée : 2007 - 2009
Domaine : Santé de la reproduction
Activités : Formation des Organistions Communautaires de Base et élaboration de plans d'action
  Jeux concours avec enfants sur l'excision et les droits
  Formation des leaders religieux en plaidoyer
  Formation des exciseuses pour l'abandon de l'excision
  Sensibilisation et implication des Autorités Communales
  Plaidoyer - une loi contre l'excision

Excision à Mali

Le Mali est un des pays Africains ou la pratique de l'excision est quotidienne. Son taux de prévalence est très élevé (plus de 90% des femmes agées de 15-49) ce qui met le Mali en troisième place sur le continent Africain.

Au Mali, l'excision est pratiquée par l'ensemble des religions et par tous les groupes ethniques. C'est un rite qui est exécuté par des exciseuses traditionnelles. Aujourd'hui, l'excision est pratiquée de plus en plus sur les filles plus jeunes environ 60% des filles sont excisées avant l'age de 5 ans.

Bien que les conséquences de l'excision pour la femme et l'enfant puissent être néfastes, voire mortelles, l'excision reste un sujet sensible au Mali. Cette pratique fait partie des rites sociaux qui donne la cohésion sociale.

Une Minute de Santé

JIGI mène un projet de lutte contre l'excision dans la Commune de Boron, en collaboration avec les accoucheuses traditionnelles et les matrones. Les accoucheuses sont formées sur les conséquences néfastes de l'excision, mettant l'accent sur les conséquences médicales, les lois relatives à l'excision et les aspects sociaux et religieux. Au cours de leur travail, ces accoucheuses sont aussi encouragées de faire "Une Minute de Santé" avec les femmes enceintes. Il s'agit de prendre le temps de leur expliquer brièvement les conséquences néfastes de l'excision et les dangers pour la santé de la femme, surtout au moment de l'accouchement.

Le projet cible directement les enfants, les leaders religieux et les exciseuses mêmes, afin de provoquer une réponse cohésive dans la communauté contre l'excision.

"On ne va plus faire l'excision"

Depuis 2005 JIGI travaille dans la commune de Boron, et des communautés, comme le village de Nyamaciré, ont décidé de ne plus pratiquer l'excision de leurs filles. Sans loi officielle interdisant la pratique de l'excision au Mali, beaucoup reste à faire.

[Data : EDSM III]

Responsable/Contact : Amadou Diabaté, Coordinateur

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Date de l'information : 01/09